
Richard BRUYERE, Rama CONT, Christophe JAECK, Loic FERY,
Thomas SPITZ.
Economica, 2004.
Les produits dérivés de
crédit : " armes financières de destruction massive "
s'insurgeait
récemment le célèbre investisseur
américain Warren Buffet.
Dans le même temps, Alan Greenspan, Chairman de la
Fédéral Réserve, la
banque centrale des États-Unis, se félicitait de
l'éclosion de cette
nouvelle classe d'instruments financiers qui aurait contribué,
selon
lui, à renforcer la stabilité des établissements
bancaires. En
focalisant le débat sur les
dérivés de crédit, ces observateurs
éminents des marchés de capitaux ont mis en
lumière l'une de leurs
évolutions les plus fondamentales au cours de la dernière
décennie. Cet
ouvrage procède à un tour d'horizon complet du
marché des produits
dérivés de crédit. Il aborde le contexte de
création de ces
instruments, leurs mécanismes de fonctionnement et leurs
principales
applications. Il décrit leurs variantes de " deuxième
génération" et
en particulier les collateralised debt obligations (CDOs), qui
constituent l'un des compartiments des marchés de capitaux les
plus
dynamiques. Il présente également les principales
méthodes d'évaluation
du risque de crédit et de ces instruments. Le livre replace
l'émergence
des produits dérivés de crédit dans le contexte
plus général de
l'évolution des marchés financiers et de la gestion des
risques. Ces
instruments contribuent à une transformation radicale des
métiers
bancaires, en favorisant une approche économique et une gestion
dynamique des risques de crédit. Ils se trouvent en
grande partie à
l'origine des mutations de la réglementation prudentielle
s'appliquant
aux établissements financiers, qui ont trouvé leur
traduction concrète
dans l'accord de Bâle II finalisé en juin 2004. Enfin, ils
œuvrent à
une intégration croissante des différents marchés
financiers et
favorisent une allocation optimale des risques de crédit au sein
de
l'économie. À ce titre, ils apparaissent bien aujourd'hui
comme
l'innovation majeure de ces dix dernières années en
finance.